Le blog de L'Epicerie Equitable Lyon Guillotière


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jeudi 25 novembre 2010

Pain bio à l'épicerie chaque mardi


Quel est le point commun entre un tableur informatique et du pain bio ?

Jean Marie Fournier ! Ex-support informatique niveau 2 d'un mastodonte de l'économie française et actuel boulanger à Saint Priest dans le Rhône, en cours de mention Nature & Progrès. JM en a eu assez des claviers et il a décidé d'une reconversion réussie. Ancien disciple de Didier Grayel et de Didier Genetier, il a appris à pétrir et façonner des pains de la plus belle façon qu'il soit. 100% levain naturel (zéro « levure de boulanger») et du sel de Guérande, afin de préserver toutes les qualités nutritionnelles de cet aliment exceptionnel. Le levain naturel apporte aussi conservation et saveur incomparables. Les pains sont façonnés à la main, et évoluent en "pousse lente" à température ambiante, la cuisson se fait dans un four utilisant une énergie renouvelable locale ... le bois.

Nature & Progrès est une mention qu'on apprécie particulièrement à l'épicerie et que l'on souhaite promouvoir. Pour faire simple, il s'agit d'une fédération internationale d’agriculture biologique écologique, équitable et durable dans la biodiversité. Contrairement à bio traditionnelle, c'est un système participatif de garantie où producteurs, transformateurs et consommateurs se mettent au tour d'une table au niveau départemental et évaluent les pratiques de ses membres. En clair, une bio plus exigeante qui intègre des critères sociaux.

Plus qu'un long discours, le mieux est de venir goûter (à partir de chaque mardi) à l'épicerie les pains complets, au sésame, petit épeautre, 5 céréales, noisettes raisins ...

mardi 23 novembre 2010

Halte à la Bio importée et à ses dérives ! Relocalisons !

Communiqué de presse Nature & Progrès du 23 novembre 2010
65 % des fruits et légumes bios proposés sur les étals français en 2009 proviennent de l'importation (Italie, Espagne, Maroc, Argentine, Chili, Nouvelle Zélande ...).

Voilà qui laisse perplexe. Perplexes, les adhérents de Nature & Progrès l'ont été en lisant la dernière enquête du journal L'Expansion1 révélant ces faits aberrants. La demande de produits biologiques augmente. Un très bon signe ! Pourquoi la réponse française passe-t-elle essentiellement par l'import ? L'enquête de L'Expansion révèle en outre que ces produits sont parfois du « faux bio », traités aux pesticides. Pourquoi ? Le contrôle effectué par organisme certificateur serait d'après l'enquête, loin d'être fiable. Trop lointain, trop opaque, trop compliqué. Certes, le consommateur peut s'indigner de cette « non-conformité » du produit à ses attentes... Le citoyen doit quant à lui s'indigner du non-sens écologique de cette Bio importée. Quel est en effet l'intérêt de cultiver des pommes de terre bios en Roumanie et d'ensuite les expédier loin du sol qui les a produites, loin des habitants qui pourraient les consommer pour enfin les commercialiser en supermarchés français, pays où l'on sait parfaitement produire des pommes de terre ?

N'y a t'il pas là une véritable aberration, un détour scandaleux éloignant toujours plus la « bio » de ses principes fondamentaux ? Faces à ces deux dérives, Nature & Progrès réaffirme la nécessité de produire et consommer localement. La vente directe ou en circuits-courts sont des facteurs de confiance.Nature & Progrès souligne surtout l'intérêt d'associer les deux maillons principaux de ces circuits-courts, à savoir les consommateurs et les producteurs, dans les processus de garantie de la Bio. C'est possible et cela existe déjà à travers les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG).

Consommateurs, citoyens : soyez curieux et vigilants, ne vous contentez pas d'un label sans savoir ce qu'il représente, vérifiez la provenance de ce qui vous est proposé dans le commerce. Osez poser vos questions aux agriculteurs. Les Systèmes Participatifs de Garantie, comme ceux mis en place par les adhérents Nature & Progrès, permettent de s'engager individuellement et collectivement, d'être informé en toute transparence. Dans ces systèmes participatifs, tous peuvent visiter les fermes et questionner sur les pratiques agro écologiques. C'est là, dans ce lien retrouvé entre ceux qui produisent l'alimentation et ceux qui s'en nourrissent, que se trouve l'avenir de filières biologiques cohérentes.